Frixis participe à la mise en place d'une nouvelle certification pour le secteur (flamand) du CVC-R

Le secteur du CVC-R se trouve à un carrefour de son évolution. Le nouveau règlement européen sur les gaz fluorés accélère l'élimination progressive des gaz à effet de serre fluorés et accorde un rôle plus important aux fluides frigorigènes naturels tels que le CO₂, le propane et l'ammoniac. Cette transition nécessite des connaissances et une certification adaptées. La sécurité au travail est en effet cruciale : le propane est inflammable, l'ammoniac est toxique et le CO₂ est utilisé sous haute pression.
À la demande de l’Agence flamande de l’énergie et du climat (VEKA), Frixis participe à la mise à jour du cadre de certification flamand. L’objectif est de préparer les techniciens à travailler en toute sécurité et avec compétence avec la nouvelle génération de fluides frigorigènes, et d’aider les centres de formation à leur dispenser une formation adéquate dans ce domaine. La mission s'étend jusqu'à fin septembre, afin que les nouveaux examens puissent être soumis à l'Europe dès cet automne pour un audit, puis mis en œuvre concrètement à partir du printemps 2027.
Un calendrier serré pour un projet ambitieux
L'élaboration de la nouvelle certification est une tâche colossale. En cinq mois à peine, les questions d'examen théoriques et les épreuves pratiques pour six certificats doivent être élaborées ou mises à jour. Ces points exigent une grande rigueur : les examens doivent être juridiquement corrects, solidement étayés sur le plan technique et, en même temps, correspondre à la réalité du terrain.
À l'instar de tous les autres États membres de l'Union européenne, la Belgique doit également se conformer aux exigences européennes en matière de compétences. L'accent est mis sur les certificats qui répondent à l'utilisation croissante des fluides frigorigènes naturels :
- A1 – Gaz F et combustibles, sans limitation
- A2 – Gaz F et combustibles, moins de 3 kg
- B – CO₂
- C – Ammoniac
- D – Gaz F et combustibles, exclusivement pour la récupération, moins de 3 kg
- E – Gaz F et combustibles : contrôle de détection des fuites
Le projet a officiellement démarré le 30 avril et se poursuivra jusqu’au 30 septembre. Plus de 25 représentants d’entreprises du secteur, d’écoles et de centres de formation y participent. Au sein de différents groupes de travail, ils mettront en commun leur expertise au cours des prochains mois afin d’élaborer des examens de qualité, réalistes et tournés vers l’avenir.
« Le délai est serré, mais la date butoir est fixe », confirme Herwig Coppens, président de Frixis. « En collaboration avec les centres de formation, les experts du secteur et les pouvoirs publics, nous souhaitons élaborer des examens techniquement solides et qui restent applicables sur le terrain. Cela nécessite une concertation intensive dans un laps de temps court. »

Bonnes pratiques au-delà des frontières
Frixis s’intéresse également aux bonnes pratiques au-delà des frontières. L’organisation a pris contact avec plusieurs pays voisins afin d’examiner la manière dont ils transposent la nouvelle réglementation européenne en matière de formation et de certification. Entre-temps, des liens étroits ont été tissés avec la NVKL et GO Aeres aux Pays-Bas. Là-bas, les examens pour les niveaux A1 et A2 sont déjà en place, et les autres catégories suivront prochainement. Ces dernières années, les Pays-Bas ont acquis une grande expertise grâce aux certificats ACB soutenus par le secteur.
Une visite de travail effectuée fin juin chez GO Aeres à Ede a également apporté des enseignements précieux. Ces expériences seront prises en compte dans la suite du processus et contribueront à adapter au mieux la certification flamande à la pratique.
Par ailleurs, les autres régions belges sont également étroitement associées au projet. En échangeant des informations et des expériences, les parties concernées souhaitent garantir un niveau minimum de qualité à respecter et l’uniformité des examens en Belgique.
« En échangeant nos expériences aux niveaux national et international, nous souhaitons contribuer à la mise en place d’une approche qualitative et aussi uniforme que possible », conclut Herwig Coppens.
